Biographie
Historien du bonheur

Sommes-nous plus heureux aujourd’hui qu’à l’époque de l’Antiquité ou du Moyen-Age ? En Afrique sous l’empire du Ghana (IIIe au XIIIe siècle) ou dans les Etats-Unis contemporains ? Cro-Magnon se posait-il la question du bonheur ? Ce sont des questions que les historiens ont très longtemps négligé.
Co-fondateur du laboratoire BONHEURS à l’université de Cergy-Pontoise, François Durpaire consacre ses travaux à ce vide de la recherche historique et réfléchit à la question de la "recherche du bonheur" comme moteur de l’Histoire.

Formation

François Durpaire naît à Poitiers en 1971. Il découvre la littérature à travers la nouvelle « La ronde » de Jean-Marie Le Clézio, et l’œuvre de Edgar Alan Poe.
En 1989, il entre en classes préparatoires littéraires au lycée Carnot à Dijon, où il suit l’enseignement du philosophe Pierre Guenancia. Il participe à la fondation de la revue Das Haus, créée au moment de la chute du Mur de Berlin. Il y écrit ses premiers articles sur la démocratie européenne. L’objectif de Das Haus est de promouvoir l’intégration des pays de l’Est dans « la Maison commune de l’Europe ». Le 1er novembre 1991, il rencontre Alexandre Dubcek lors du Congrès des Jeunes Européens qui se tient à Prague.
Après un an de khâgne au lycée Henri-IV à Paris, il s’engage dans un double cursus histoire et philosophie à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

Avec Jean-Marie Le Clézio, Prix Nobel de Littérature

Ayant obtenu l’agrégation d’histoire en 1996, il enseigne durant dix ans dans l’enseignement secondaire, notamment au lycée Marcelin-Berthelot de Pantin (Seine-Saint-Denis).

Il s’engage pour une prise en compte de la pluralité des héritages dans l’enseignement de l’histoire. En 2002, suite à la loi Taubira, son ouvrage Nos ancêtres ne sont pas les Gaulois. Enseignement de l’histoire et diversité culturelle envisage la manière dont peuvent être enseignés les sujets dits « sensibles » : traite transatlantique, esclavage, colonisation, migrations post-coloniales. Dans sa préface à l’ouvrage, Christiane Taubira écrit que son mérite est d’ « être parvenu à porter au niveau national une problématique qui, jusqu’alors, ne semblait intéresser que les outre-mers ».

Après avoir été chargé de cours pendant sept ans en Licence à l’université Paris 1, il enseigne depuis 2007 à l’Université de Cergy-Pontoise. Il est maître de conférences en sciences de l’éducation et est membre du laboratoire EMA (Ecoles, mutations, apprentissages).

Les relations Afrique-Amérique

En 2004, il obtient son doctorat en soutenant sa thèse sur "le rôle des Etats-Unis dans la décolonisation de l’Afrique noire francophone (1945-1962)" sous la direction de André Kaspi. Le directeur du jury, Pierre Boilley, évoque l’intérêt de la thèse : « penser la décolonisation dans le cadre plus vaste des relations internationales, et non dans celui du seul rapport métropole-colonies ».

François Durpaire et Césaire

Ses recherches portent sur le "Savoir-Relation", qui induit l’idée d’une histoire mondiale qui comprend la Relation comme le moteur des évolutions. Cette rupture épistémologique prône un dépassement de l’écriture nationale de l’histoire.

Consultant pour les médias et producteur

En octobre 2007, il fait paraître, en collaboration avec Olivier Richomme, la première biographie (hors-Etats-Unis) de Barack Obama – L’Amérique de Barack Obama. Il est l’un des premiers à avoir publiquement prévu la victoire du candidat démocrate. Il devient consultant à la télévision française notamment pour BFM TV. Il est l’auteur de tribunes dans la presse, notamment pour ’’Le Monde’’ et "Libération". Il est chroniqueur pour l’émission Transversales sur RFO et auteur de documentaires pour BBC Worldwide.
En 2014, il devient directeur de l’antenne et des programmes de la chaîne de télévision FDM TV (canal 11 de la TNT Ile-de-France) où il présente l’émission "10 minutes pour comprendre" et "Avant j’aimais pas la politique".
Il produit également "Il était une fois l’Afrique" pour la Radio Télévision Sénégal (RTS)

Les engagements citoyens

En mai 2009, il est nommé membre du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CPMHE).

Le 20 janvier 2010, il lance avec Lilian Thuram, Rokhaya Diallo, Marc Cheb Sun, Pascal Blanchard l’Appel pour une République multiculturelle et postraciale qui conduit à la création du mouvement pluricitoyen.

Dans le jury des Ya bon Awards, avec Lilian Thuram, Pascal Blanchard, Rokhaya Diallo, Audrey Pulvar, Aïssa Maïga, Carole Da Silva, Aline Afanoukoé, Blanche...

En 2011, le mouvement pluricitoyen s’associe à AC le Feu pour lancer un Tour de France de la mobilisation électorale.

Avec Djamel Debbouze lors du lancement de l’opération AC le Feu le 9 novembre 2011

A partir de 2015, il imagine les conséquences pour le monde de la montée du nationalisme identitaire, à travers la série de science fiction politique La Présidente. Avec le dessinateur Farid Boudjellal, il imagine l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et de Donald Trump.

Le laboratoire BONHEURS

En 2018, il cofonde le laboratoire BONHEURS à l’université de Cergy-Pontoise dont l’objectif est à la fois de mener des travaux de recherche sur la question du bien-être, mais également de mettre en avant la dimension de bien-être au sein des établissements scolaires, principalement en France, au Canada et dans plusieurs pays africains.
Le laboratoire fait paraître Le Magazine de l’éducation.

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Historien du bonheur
2009-01-18 14:14:00

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